Interview sur Radio Congo
 

 

LITTERATURE :

 

« J’écris. J’écris comme ça. Je ne sais pas comment les idées arrivent. J’écris juste… » 

 

 

-Entretien avec Calissa IKAMA.

 

" Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années" dit-on. Voici une âme qui vient de naître, et je crois qui va surprendre. Elle a encore treize ans. Une adolescente qui se lance dans l’écriture. Elle a choisi, en plus, le roman, le marathon : la course de fond. Va-t-elle tenir ? Attendons voir.

 

" J’aime les roses et les jacinthes. Et chaque quatre heures du soir, le fleuriste me demande d’aller livrer les fleures dans un restaurant appelé « Acapopita ». Tu sais qu’il vieux, rétorque Magalie, et il m’offre une rose ou une jacinthe…"

           "Chez le fleuriste tout le monde s’impatiente. Sébastien est un homme d’affaire et pianiste. Il lui joue une chanson très belle sur piano. "

 

Ainsi commence une aventure amoureuse entre Magalie et Sébastien. Deux jeunes qui s’aiment follement et pensent que la vie à deux serait une bonne chose. C’est vraiment l’hérésie avec quelques faits distinctifs. L’une aime les fleures de liliacée, l’autre s’enchevêtre dans les airs du piano. « Oh, c’est merveilleux ! »

Née en 1992, à Brazzaville, au Congo, Calissa IKAMA de son vrai nom Victoria Calissa IKAMA NGALA, est encore élève au collège, actuellement en classe de quatrième. Pour son âge, c’est déjà une crème qui monte, rassure et va surprendre un jour pour le bonheur de la littérature congolaise.

A l’occasion de la sortie de son livre : Le Triomphe de Magalie, un roman dont le texte vous exalte et vous tient en haleine de bout en bout, un texte exubérant qui vous laisse délirer et vous fait rêver dans un monde imaginaire, notre collaborateur a rencontré l’écrivain.

 

 

Interview.

 

* Radio Congo: C’est un peu curieux. Je viens de recevoir votre livre : Le Triomphe de Magalie , roman. Mais apparemment vous êtes encore une gamine. Disons mieux une adolescente ?

 

- Calissa IKAMA : Oui. Je suis très contente qu’on ai admiré mon livre. J’espère qu’il sera positif partout.

 

* Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ? Comment cela vous est arrivé, parce qu’à lire votre livre, on a l’impression d’être en face d’un adulte comme si le roman a été écrit par un adulte ? Or apparemment vous n’avez que douze ou treize ans ?

 

- Calissa IKAMA : Au fait, ce qui m’a poussé à écrire, c’est le fait d’aimer la lecture, de suivre les films, du théâtre, le théâtre de Molière, toutes ces œuvres. C’est ce qui m’a poussé. J’aimerai aussi qu’un jour que je sois une actrice.

 

* Comment vous travailler ? Est-ce que c’est tout jour après avoir regardé un film ou peut-être à l’école vous avez eu un cours de français qui vous a passionné et vous vous êtes mise à écrire… ?

 

- Calissa IKAMA : En fait, c’est arrivé comme ça. C’est grâce à papa qui m’a dit de faire une chose importante au lieu de rester là à s’amuser, suivre la télé. Mais je me suis mise a écrire. Et après, il a apprécié et s’est mis à publier le livre.

 

* Je voudrais quand même comprendre l’intrigue, c’est-à-dire le récit quand vous commencez à l’écrire. Les personnages, le restaurant Acapopita… Comment cela arrive dans votre tête ? Comment vous organisez vos idées ?

 

- Calissa IKAMA : En fait, c’est en regardant les séries de films latino américains que je m’inspire aussitôt de quelques noms de ces pays et j’essaye de les imaginer en une autre forme. J’essaie de déformer les noms. Et voilà comment j’écris les nouveaux noms.

 

* Dites-moi, vous travailler sur quoi ? Des feuilles ? Des cahiers ?

 

- Calissa IKAMA :Je travaille directement sur des cahiers parce que papa m’a interdit d’écrire sur les feuilles, parce que ça peut s’envoler par après. J’écris directement sur les cahiers.

 

* Qu’est-ce qui arrive en premier : le texte ou le titre de l’ouvrage ? Et les personnes comment vous les organisez ?

 

- Calissa IKAMA : Oui, je pense déjà aux personnes, les noms et après j’écris comme ça. C’est après que les idées du livre viennent. J’écris déjà les caractères, les noms, les âges. Tout ça j’écris avant.

 

* De quoi vous parlez dans votre roman : Le Triomphe de Magalie ?

 

- Calissa IKAMA : De deux jeunes couples qui s’aiment, qui vont se rencontrer par hasard,  par coïncidence aussi un peu parce que c’est juste aussi elle qui se cogne, trébuche contre la voiture de Sébastien… Comme ça. Et après ils ne se lâchent plus, ils s’aiment et puis ça commence comme ça. Et à la fin c’est que le mari n’a pas tellement confiance à sa fiancée et voilà que les problèmes commencent mais après ce retard, il se rattrape.

Cette jalousie, cette inconfiance auprès de la femme au moins, il fait des efforts et se rattrape.

 

* Et selon vous est-ce que c’est la femme qui aime plus l’homme ou c’est l’homme qui aiment la femme ?

 

- Calissa IKAMA : C’est le femme.

* Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

 

- Calissa IKAMA : Parce qu’elle a gardé confiance auprès de son mari. Et son mari n’a pas gardé confiance en elle. Il croyait que la femme le trompait.

 

* Ne pensez-vous pas que Magalie a un cœur dur, comme vous l’écrivez vous même au cinquième chapitre : Cœur de pierre et que cela pouvait entraîner de la part de Sébastien une séparation ou un divorce ?

 

- Calissa IKAMA  : Ca serait impossible parce que Sébastien aussi l’aimait mais il faisait seulement semblant de ne pas l’aimer. Il cachait sa passion amoureuse. Et si Magalie lui proposait un divorce, il ne pouvait pas accepter parce que Sébastien l’aimait vraiment. Il refuserait carrément.

 

* Calissa IKAMA, je voudrais que vous m’expliquez votre secret. Vous êtes une adolescente mais vous écrivez un roman de cent vingt page, vous donnez un caractère à chaque personnage comme si vous vivez ces réalités. Je ne comprend pas personnellement, est-ce que vous pouvez me l’expliquer ?

 

- Calissa IKAMA : (Oh…bon) ! Les idées viennent comme ça. J’écris, j’écris comme ça. Je ne sais pas comment les idées arrivent. J’écris juste.

* C’est après un long film que vous avez regardés à la télévision et quand vous êtes seule vous écrivez ?

 

- Calissa IKAMA : Non, je vois plusieurs films. Et j’essaie de combiner les histoires. Voilà le résultat.

 

* A quel moment écrivez-vous ?

 

- Calissa IKAMA : Lorsque les idées viennent. Je peux être à l’école mais j’ai, des fois, des minutes où on ne fait rien. Je sors mon cahier et j’écris. Même à la maison, j’écris lorsque je finis de manger, je me repose un peu et je reprends le cahier et lorsque les idées viennent, j’écris. Et des fois quand j’en ai envie.

 

* Et quel serait le prochain livre ?

 

- Calissa IKAMA : "Le revers nous épie".

 

* Vous parlez de quoi ?

- Calissa IKAMA : En fait, c’est un changement brusque… parce que d’abord on est riche et on devient pauvre. Après on redevient riche mais après cette richesse on meurt. De fois c’est la joie et après devient la tristesse. D’autres qui se relèvent et deviennent riches. Donc c’est le changement.

 

* Comment à votre âge, vous pouvez parler de la mort ?

 

- Calissa IKAMA : Je ne sais pas et je ne comprends pas.

 

FIN

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